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Jean-Max Tixier

Jean-Max Tixier

Ecrivain, poète.

1935 - 2009

Livres d’artistes et recueils poétiques
publiés chez Tipaza :

Biographie

L’homme qui nous a quitté était né né en 1935 à Marseille, il est mort le 29 septembre 2009.
Après des études de sciences et de lettres, une thèse de IIIè cycle : «Poésie et Mathématique» il s’intéressa toujours à l’écriture sous tous ses aspects et aux rapports entre la littérature et les sciences.Après avoir animé la revue «Sud», il était membre du comité de rédaction de la revue «Autre Sud». Il était resté fidèle à la revue de Michel Cosem, «Encres Vives».
Poète, critique, romancier, il est l’auteur de plus de 70 ouvrages dans des genres divers (certains en collaboration ou sous pseudonymes), dont une quinzaine de recueils de poèmes.Grand prix Littéraire de Provence en 1994 pour l’ensemble de son oeuvre, il venait de recevoir le prix Mallarmé. Il aura publié son dernier livre Parabole des nuées aux éditions Tipaza (82 rue du petit Juas, 06400 Cannes) avec des aquarelles de Fumika Sato. Voici ce qu’il écrivait en préambule:
«J’habite un pays bleu où le ciel s ‘ouvre toujours plus grand que le désir. Toutes les nuances s’avivent ou s’abolissent selon que prévaut la sécheresse ou l»humidité. La lumière ne connaît pas de limite. Elle taille des formes aux contours nets, des arêtes dures, tranchantes. Ni l’esprit ni le coeur ne peuvent ruser. Arbres. roches, maisons, posent dans la distance des choses une évidence au-delà de quoi il n’y a rien. Pas même l’espoir. Regarder le ciel est impossible parce que le regard se perd dans l’expérience toujours inachevée de l’infîni. Non pas celui de la métaphysique - il ramènerait à l’échelle humaine - mais la réalité physique qui s ‘impose à l’entendement sans interrogations possibles.
Face à l’azur, on ne cherche pas. On constate. Voilà pourquoi l’homme du sud côtoie quotidiennement le néant. Il vit dans la familiarité de la perte. D’où son sens de la fatalité, la distance ironique, la dérision. Refuser de se laisser abuser par l’apparence est une manière de dominer le désespoir. Quand la nature montre à vif ses os et ses tendons, l’homme entretient un autre commerce avec la mort. Il sait que la pierre en lui sera dénudée, que le temps l’usera jusqu ‘à l’âpreté qui le tient droit. Alors seulement, dans la fraîcheur des mots recouvrée, viendront les nuages...»

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